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Janvier difficile: entre bonnes résolutions et dépression saisonnière (comment traverser ce mois avec douceur)

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Après l'effervescence du mois de décembre, la préparation des fêtes, l'angoisse que tout se déroule bien et le bonheur de partager du temps en famille, le mois de janvier nous plonge soudainement dans une routine plus grise et plus froide. Les lumières s’éteignent, le rythme ralentit, et un certain vide peut s’installer.


Janvier, c’est aussi le mois des bonnes résolutions, de cette envie presque urgente de repartir à neuf, de transformer nos habitudes, parfois sans vraiment écouter notre niveau d’énergie. Mais Janvier, c'est également une période où la dépression saisonnière frappe de nombreuses personnes, particulièrement au Québec avec ses longs hivers.


Dans cet article, j’ai envie de parler de ce mois particulièrement difficile qu’est janvier, entre élans de renouveau et blues hivernal, et de la façon dont on peut le traverser avec plus de douceur, sans chercher à se réparer ni à s’épuiser.


promenade au bord de l'eau en hiver
Hiver sur les berges du Saint-Laurent à Montréal

Pourquoi janvier est un mois si difficile pour beaucoup d’entre nous


Enfant qui marche dans la neige au Québec
Sur le chemin de l'école

Le 1er janvier, j'éprouve toujours une forme de soulagement. Je souffle enfin en me disant: "c'est fait… décembre est passé …" Car le mois de décembre m'épuise. En plus de la préparation des fêtes de fin d'année, je dois aussi penser à l'anniversaire de mon fils, qui tombe entre Noël et le jour de l'an.


Cependant, il y a aussi toutes ces belles lumières colorées, les chansons et les films de Noël, la magie des fêtes, qui m'émerveillent. C'est une pause agréable en famille. On regarde les films d'Harry Potter avec les enfants en se bourrant de petites truffes au chocolat.


Alors voilà, j'arrive au 1er janvier pleine d'émotions : épuisée par l'organisation et le stress de toutes ces fêtes, soulagée mais aussi un peu triste parce que tout est passé tellement vite et que chaque année, je vois les enfants grandir et changer.


En janvier, on se retrouve soudainement dans un quotidien plus silencieux. Les enfants retournent à l'école, les chansons joyeuses de Noël s'arrêtent. Tout est plus sombre. Les lumières des fêtes s'éteignent et les journées deviennent plus exigeantes. La vie “normale” reprend : le travail, les obligations, les responsabilités.

Tout ce beau mélange d'émotions de fin d'année, de temps froid et gris et de journées plus courtes fait en sorte que notre énergie est au plus bas. On ressent davantage la solitude, la fatigue, parfois même une forme de tristesse diffuse. Et ce n’est pas un signe de faiblesse. C’est souvent une réponse très humaine à un environnement qui nous offre moins de chaleur, moins de lumière et moins de pauses.


La pression des bonnes résolutions


billet de bonnes résolutions Nouvel an
Les résolutions du nouvel an

Janvier, c'est aussi un nouveau commencement. On veut se fixer des objectifs pour la nouvelle année, faire mieux que l'année qui vient de s'écouler et partout sur les réseaux sociaux et à la télé, on nous invite à devenir une “meilleure version” de nous-mêmes.


Mieux manger. Bouger plus. Être plus organisée. Plus disciplinée. Plus motivée. Plus performante.


Même si toutes ces injonctions partent d'un désir sincère et positif (prendre soin de soi est fondamental), cette pression de devoir changer rapidement arrive à un moment de l'année où notre corps et notre esprit crient au repos.


Lorsqu’on est déjà fatiguée, fragile ou en perte d’élan, cette accumulation de “je devrais” peut devenir lourde. Elle peut nourrir la culpabilité, le sentiment de ne pas en faire assez, ou celui d’être “en retard” sur sa propre vie.


Et si, au lieu de voir janvier comme un mois pour se transformer, on le voyait comme un mois pour s’écouter ?


Dépression saisonnière : quand ton corps et ton cœur te demandent de ralentir


ours qui hiverne
Ours qui hiverne

Ce n'est pas un hasard si le "Blue Monday" aussi appelé "lundi de la déprime", inventé en 2005 par une agence publicitaire et présenté comme le jour le plus déprimant de l'année, tombe le troisième lundi de janvier.


À partir du mois de novembre, les journées raccourcissent et il nous arrive souvent de partir au travail dans le noir et de rentrer à la maison à la nuit tombée. Ici, au Québec, il fait nuit autour de 16 h en hiver.


Pas étonnant que, manquant de lumière, nous développions des symptômes de dépression comme la fatigue avec un besoin accru de sommeil, et une faim plus importante, qui amène parfois une prise de poids. Selon certaines études, les femmes et les jeunes seraient les plus touchés par cette dépression saisonnière qui frappe en janvier et qui disparaîtrait naturellement au printemps, avec le retour de la lumière.


Si tu te sens plus fatiguée et déprimée en janvier, c'est normal. Ton corps manque de sérotonine (substance chimique du cerveau liée à l'humeur) et de vitamine D. Il te demande de ralentir. Ce ralentissement n’est pas un échec. Ton système nerveux cherche plus de douceur. Si tu as besoin de comprendre d'où vient cette fatigue, si c'est «juste l'hiver», je t'aide à démêler tout ça dans mon article Fatigue d’hiver, préménopause ou charge mentale ? Mon mini-guide pour y voir clair (sans culpabilité)


Je sais que la société nous pousse à être productifs et actifs, et mentalement ce ralentissement peut être mal vécu. Pourtant, il est profondément cohérent avec ce que janvier représente dans la nature : une période de repos, de gestation, de silence.


Ce que janvier m’apprend, personnellement


femme avec chiens de traineau
Alex et les chiens de traineau 🤩

Ma saison préférée : l'été.

Janvier : "un mal nécessaire" à passer.


C'était comme ça que je le voyais il y a quelques années. Immigrer au Québec avait été mon choix et je devais donc assumer le fait de vivre un hiver long et froid.


J'avançais tête baissée, plongée dans le travail, occupée par la vie de famille et les remises en forme, jusqu'au mois de janvier 2022, qui a été si intense en émotions qu'il m'a plongée dans une vraie dépression.


Les hivers qui ont suivi ont dû, par la force des choses, être différents. Plus calmes. Plus doux.


Avec le temps, j’apprends tranquillement à aborder janvier et l'hiver autrement. À accepter que mon énergie n’est pas la même qu’en juin, et que c'est correct comme ça.


Quand l'hiver arrive, je ressens maintenant un besoin profond de ralentir, de prendre le temps et de faire les choses à mon rythme. J'ai eu la chance de pouvoir revoir mes obligations et de profiter un peu plus de l'hiver, pour l'apprécier et non le subir. Je ne m'impose plus d'objectifs à ce temps-ci de l'année. Ce n'est plus pour moi le moment des remises en forme ou des grandes décisions.


Je me contente d'une simple marche dans la neige et le froid hivernal me revigore. Je reprends mon souffle. Mon humeur devient plus stable. Mon corps moins en résistance.


Janvier m’apprend que prendre soin de soi commence souvent par ralentir.


Accueillir janvier autrement : quelques pistes douces


assiette colorée sans gluten
repas sans gluten coloré, facile et rapide

Sans faire de grandes révolutions, il est possible que ton mois de janvier s'inscrive dans une préparation lente et douce au réveil printanier.


Tu pourrais remplacer tes résolutions par de simples intentions. Non pas “changer”, mais “évoluer tranquillement”.


  • Choisir des gestes qui réchauffent : méditer en début de journée avec de la musique douce pour poser tes intentions, prendre une marche à la lumière du jour, boire une tisane fruitée et chaude, préparer des repas simples et colorés, prendre un bain chaud entourée de bougies parfumées en fin de journée, s’offrir des moments de calme sans but précis.


  • Privilégier un mouvement doux plutôt qu’une discipline stricte : étirements, yin yoga, marche lente, respiration, tout ce qui te fera sentir vivante sans t'épuiser.


  • Et surtout, te parler avec plus de compassion. Se rappeler que l’on n’est pas paresseuse, ni brisée, ni en retard. On est simplement en hiver.


Et si janvier n’était pas un mois pour se transformer, mais pour se recentrer


Et si janvier n'était pas un nouveau départ mais un temps de transition pour repartir plus forte et avec plus d'énergie.


Un mois pour faire de la place aux nouvelles idées. Pour faire le point sur l’année précédente. Pour écouter son corps. Pour semer doucement.


Il n’y a rien à réussir en janvier. Rien à prouver.


Traverser janvier avec douceur


fenêtre avec orchidée vue sur jardin enneigé
Vue sur le jardin de ma cuisine

Le mois de janvier n'est pas le plus facile à traverser. À moins de vivre aux Antilles, c'est souvent un mois gris et froid, parfois même un peu triste.


Mais il peut aussi devenir un espace de réajustement, un moment pour se recentrer et revenir à l'essentiel. Imagine qu'en prenant seulement cinq minutes le matin pour poser une intention positive, tu feras un pas vers tes objectifs.


Même si la grisaille et le froid jouent encore quelque fois sur mon humeur, j'ai choisi de traverser janvier avec douceur, en portant attention aux petites choses : regarder mon fils jouer avec le chien dans la neige, un rayon de soleil qui réchauffe ma peau (c'est niaiseux mais ça me rend heureuse 😎) ou simplement enfiler mes bottes chaudes pour sortir.


Traverser janvier avec douceur, ce n’est pas renoncer au changement. C’est reconnaître que toute transformation a besoin de temps, de repos, et de lenteur.


Si ce mois te semble difficile, je te le dis avec beaucoup de bienveillance : tu n’es pas seule.


Parfois, être là, respirer, et continuer doucement… c’est déjà beaucoup.



Et toi ? Comment te sens-tu en janvier ? Dis-le moi en commentaire !


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Mini-FAQ – Janvier, bonnes résolutions et dépression saisonnière


Pourquoi le mois de janvier est-il si difficile pour beaucoup de personnes ?

Janvier arrive après un mois de décembre chargé émotionnellement et socialement. La fatigue accumulée, le retour à la routine, le manque de lumière et le froid peuvent influencer l’humeur et l’énergie. Ce contraste peut créer un sentiment de vide, de tristesse ou de démotivation, qui est profondément humain.

Qu’est-ce que la dépression saisonnière ?

La dépression saisonnière est une forme de trouble de l’humeur liée au manque de lumière naturelle. Elle peut se manifester par de la fatigue, un besoin accru de sommeil, une baisse de motivation, une humeur plus triste ou une difficulté à se concentrer. Elle apparaît souvent à l’automne ou en hiver et s’améliore au retour du printemps.

Est-ce normal de se sentir fatiguée ou démotivée en janvier ?

Oui. Le corps est sensible aux changements de lumière, de rythme et de saison. Se sentir plus lente, plus émotive ou moins motivée en janvier n’est pas un échec : c’est souvent un signal que ton corps et ton système nerveux ont besoin de repos et de douceur.

Faut-il vraiment prendre des résolutions en janvier ?

Non, pas nécessairement. Les résolutions peuvent être inspirantes pour certaines personnes, mais pour d’autres, elles ajoutent de la pression à un moment où l’énergie est déjà basse. Remplacer les résolutions par des intentions douces ou une simple écoute de soi peut être une approche plus respectueuse.

Comment traverser janvier avec plus de douceur ?

En ralentissant le rythme, en cherchant la lumière quand c’est possible, en privilégiant le mouvement doux, en nourrissant le corps avec des repas réconfortants, et surtout en se parlant avec compassion. Janvier peut être un mois pour se déposer plutôt que pour se transformer.

Quand faut-il consulter si le mal-être persiste ?

Si la tristesse, la fatigue ou le découragement deviennent envahissants, durent plusieurs semaines ou nuisent à ton fonctionnement quotidien, il est important d’en parler à un professionnel de la santé. Demander de l’aide est un geste de bienveillance envers soi.


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